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L'accompagnement des femmes en pharmacie

Les différents modes de contraception

En 2016, selon le baromètre santé, la pilule reste le moyen le plus utilisé par les Françaises, même si le dispositif intra-utérin et le préservatif gagnent du terrain. Quel que soit le mode de contraception : hormonal, dispositifs intra-utérins, méthodes locales ou définitives, le professionnel en officine est en première ligne pour la délivrance. Vous pouvez donc, en maîtrisant les différentes alternatives qui existent, informer et conseiller vos clientes de manière régulière. De plus, vous pouvez en cas de délivrance de contraception d’urgence, avoir un rôle primordial d’éducation santé.

Syndrome prémenstruel, et ménopause : des solutions ?

8 à 15% des femmes en âge de procréer seraient touchées par le syndrome prémenstruel et subiraient des symptômes tels que : fatigue, trouble de l’humeur, céphalée, irritabilité, gonflement et sensibilité des seins, maux de dos, acné… Et si cette gêne, assez sous-évaluée, qui peut devenir handicapante pour certaines femmes pouvait être atténuée, voire disparaître ? Des solutions de prise en charge, grâce à la phytothérapie, à l’aromathérapie ou encore à la micronutrition, peuvent être envisagées. Le gattilier, l’onagre ou l’alchémille, par exemple ou des suppléments alimentaires en calcium, fer, zinc, ou vitamine B6 pourraient atténuer les symptômes.
La ménopause qui survient aux alentours de 50 ans, est accompagnée pour 50% des femmes du trouble du climatère, autrement dit, de symptômes allant de bouffées de chaleur, sudation nocturne, à sécheresse et/ou atrophies vaginales, dysurie, …. Au-delà de ces symptômes qui sont pénibles au quotidien, il existe également des risques à long terme tels que : perte osseuse et augmentation du risque cardiovasculaire.
Des traitements hormonaux substitutifs existent et doivent être délivrés en présentant les recommandations liées à leur utilisation. Des effets secondaires peuvent survenir, et depuis quelques années, ces traitements sont controversés. Une alternative pour atténuation des symptômes est possible grâce à l’aromathérapie, la micronutrition ou encore la phytothérapie. On recommandera par exemple, l’huile essentielle de sauge sclarée ou le calcium et les vitamines B et D. Ces alternatives doivent être prises dans le cadre de vos conseils personnalisés en officine, ou de visite à un médecin.

Fibrome et endométriose

20 à 50% des femmes de plus de 30 ans sont concernées par des fibromes. Cette masse de tissu fibreux, intégrée au corps utérin, varie de quelques millimètres à plusieurs dizaines de centimètres. Les fibromes peuvent être asymptomatiques ou accompagnés de différents symptômes : saignements importants, douleurs abdominales permanentes ou lors des rapports sexuels, constipation ou envie fréquente d’uriner. Dans tous les cas un suivi de leur évolution est recommandé.
Dans les cas les plus importants, on peut avoir recours à différents traitements selon les besoins et les envies des patientes (notamment désir d’enfant ou non): hormonaux, interventions chirurgicales (myomectomie, hystérectomie, embolisation, …), antifibrinolytiques ou anti-inflammatoires non stéroïdiens, …
Si les fibromes sont dans la plupart des cas bénins, l’endométriose est dans la majeure partie des cas couplée à une infertilité. 1 femme sur 10 est touchée par ce développement du tissu utérin en dehors de l’utérus, qui la plupart du temps est asymptomatique mais peut également entraîner des douleurs fortes pendant les règles. Plusieurs raisons de l’infertilité sont aujourd’hui méconnues mais certains pensent que l’excès de tissu agirait comme une barrière mécanique à la fécondation mais pourrait également être dû à un utérus défavorable à l’implantation d’un embryon (profils hormonaux et gènes exprimés anormaux). Les traitements peuvent être de nature hormonale ou chirurgicale selon les cas.
Savoir reconnaître les symptômes, connaître les traitements, vous aide à mieux accompagner vos clientes.

Infertilité : traitements et protocoles

15 à 25% des couples en âge de procréer consultent pour infertilité. Après 12 mois d’absence de conception, on considère qu’il faut réaliser un bilan d’infertilité.
Si celui-ci ne présente pas d’anomalies : le suivi de recommandations hygiéno-diététiques, sevrage tabagique ou perte de poids (en cas d’obésité) peut avoir un impact positif sur les chances de concevoir. Le pharmacien peut tout à fait jouer son rôle d’éducation de santé dans ce cas précis.
Selon les causes de l’infertilité révélées par le bilan, l’âge de la patiente ainsi que les préférences du couple, les options proposées seront diverses : traitement médical (induction de l’ovulation), assistance médicale à la procréation (insémination artificielle intra-utérine), fécondation in vitro ou chirurgie.
Connaître ces traitements et protocoles, permet de mieux comprendre les différentes émotions traversées par les couples infertiles et de vous positionner en conséquence.

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