syndrome prémenstruel
03
Oct

Syndrome prémenstruel : la micronutrition au secours des femmes

Céphalées, gonflements et/ou tensions mammaires, irritabilité, variation de l’appétit … 7 à 10 jours avant les règles ça recommence ! Chaque mois 20 à 50 % des femmes en âge de procréer sont sujettes au syndrome prémenstruel (SPM). Comment la micronutrition peut-elle aider vos patientes ?

Le syndrome prémenstruel, quels désagréments ?

De quoi se plaignent les patientes qui souffrent du syndrome prémenstruel ? Les symptômes sont très divers mais peuvent se regrouper en 2 grandes catégories : les troubles d’ordre physique et ceux d’ordre psychique. Souvent, les patientes peuvent ressentir de la fatigue, des pulsions sucrées,des maux de tête, un ventre gonflé, des douleurs mammaires ou encore de l’irritabilité. Quels sont les conseils que vous pouvez leur apporter ?

Huile d’onagre, un anti-inflammatoire naturel

Pour les douleurs abdominales ou mammaires il s’agit de lutter contre le déséquilibre des acides gras. Dans un deuxième temps l’huile d’onagre, grâce à son pouvoir anti-inflammatoire naturel va permettre de contrer l’effet pro-inflammatoire lié au déficit en acides gras polyinsaturés et en prostaglandines anti-inflammatoires.
Vous pouvez en complément conseiller de limiter les graisses d’origine animale, le thé, le café ou le chocolat.
Le conseil « micronutrition »
En curatif : Onagre 1 à 2 g/j en continu ou lors des 15 derniers jours du cycle
En préventif : Onagre 500 mg à 1g /j les 15 derniers jours du cycle

Lutter contre l’irritabilité avec le tryptophane

Pour lutter contre l’irritabilité, les compulsions alimentaires ou encore les troubles du sommeil, il faut prendre en charge le déficit sérotoninergique. Le tryptophane, précurseur de la sérotonine est un allié de choix. Il a l’avantage de ne pas présenter d’accoutumance.
Le conseil « micronutrition »
250 mg à 500mg de tryptophane à prendre au goûter avec un fruit et /ou au coucher,
à prendre soit les 15 derniers jours du cycle soit sur une plus longue durée.

Une détox hépatique 1 à 2 fois par an

Une des causes principales du syndrome prémenstruel est le déséquilibre entre progestérone et œstrogène. Les œstrogènes sont en quantité trop importante en proportion. Cette hyperoestrogénie peut être liée à une mauvaise élimination de ces hormones par le foie. Une détox hépatique sera donc favorable à un rééquilibrage des hormones et permettra de limiter les symptômes du syndrome prémenstruel.
Le conseil « micronutrition »
1 à 2 fois /an prendre un complexe de plantes hépatiques durant 3 semaines
Attention ce traitement sera contre-indiqué en cas de maladies hépatiques et attention à certaines plantes contre-indiquées en cas de calculs biliaires (ex : radis noir).