objet santé connectée - bracelet
30
Mai

Les objets “santé connectée” en officine

La santé connectée ou e-santé, c’est très tendance, mais c’est quoi exactement ? Cela regroupe tous les objets ou dispositifs qui captent et enregistrent des données liées à une activité ou physiologie de l’utilisateur. Ces objets peuvent dialoguer avec une application permettant d’exploiter les données sur un ordinateur, une tablette ou un smartphone. C’est un marché en plein essor. Peuvent-ils réellement aider vos patients ? De quelle manière ? Quels types d’objets existent et comment s’y retrouver ?

Du bien-être à la santé, une multitude d’objets “santé connectée”

Les objets “santé connectée” peuvent prendre différentes formes. Si la plus connue reste le bracelet d’activité, on trouve parmi les best-sellers la balance, le tensiomètre ou encore les lecteurs de glycémie. Des innovations sortent régulièrement, comme le pilulier, la canne connectée avec système de détection de chutes et alertes ou bien un détecteur de contractions pour femme enceinte pour l’aider à reconnaître le bon moment pour se rendre à la maternité.
Globalement on constate deux usages principaux :

  • Pour le bien-être : suivi de l’activité physique, poids, forme générale, sommeil, …
  • Pour un suivi médical : suivi de données physiologiques dans le cadre d’une maladie chronique, rythme cardiaque, taux de glycémie, …

Ces objets peuvent donc jouer un rôle important dans la prévention et le suivi des maladies chroniques. D’autant que 70% des patients se déclarent favorables à être équipés d’objets connectés médicaux lors d’une maladie chronique (Baromètre Deloitte – Mai 2016).

Comment en faire bon usage et faire le tri ?

Plusieurs questions sont toutefois soulevées par l’usage de ces objets.
S’ils sont un formidable outil pour récupérer de nombreuses données, qu’en est-il de l’analyse de celles-ci ? Le médecin ou le pharmacien doit rester un acteur central. L’objet connecté n’étant qu’un outil d’implication et de motivation pour le patient et de récupération d’informations pour le professionnel.
Cela pose également la problématique de confidentialité des données, qui peuvent notamment être sensibles dans le cadre de la santé. Une règle de bon sens peut s’appliquer : ne pas partager ses données en dehors de son cercle de confiance. Comme nous l’avions évoqué dans un précédent article consacré aux applications santé, certains labels peuvent également permettre de bien choisir. Voici quelques repères :

  • Le label mHealth quality vérifie que le contenu des applications est bien scientifique et à visée médicale.
  • Le stockage des données doit être agréé HADS (Hébergeur Agréé de Données de Santé)
  • Le marquage CE, permet de s’assurer de la conformité du produit avec les normes européennes.

Enfin, les associations de consommateurs rédigent régulièrement des tests et classements pour aider chacun à s’y retrouver.

Et demain ?

Les fabricants rivalisent sans cesse d’ingéniosité pour réinventer la santé connectée. Et en la matière, les évolutions sont très rapides…